Saint Franc à travers le temps

Situé en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département de la Savoie (73) le petit village de Saint Franc (73360) se trouve dans l’Avant-pays savoyard.

Intégré à la Communauté de Communes Cœur de Chartreuse le village abrite les Sanfrognots et les Sanfrognottes.

En 2010, Saint Franc a été la première commune de Savoie à être labellisée « village étoilé » par l’ANPCEN (Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement). Ce label récompense les efforts mis en œuvre par les communes contre la pollution lumineuse. Saint Franc a reçu la note maximale avec 5 étoiles (seules 6 communes en France en bénéficient), témoignant d’un ciel nocturne préservé.

Lieux et monuments

L’Oratoire de Notre-Dame du Châtelard dit « La Madone »

Réalisée en 1862 par le sculpteur Louis Rochet (1813-1878), cette statue fut offerte par l’artiste à la paroisse de Saint-Franc. Dix ans plus tard, elle trouva sa place au sein de l’oratoire de Notre-Dame du Châtelard, inauguré en 1872. Depuis, ce monument domine la commune et offre un panorama remarquable sur les paysages environnants.

Œuvre d’un sculpteur de renom, également auteur de la célèbre Vierge monumentale de Myans, elle constitue un élément important du patrimoine historique et religieux de Saint-Franc.


L’église de Saint Franc

Au cœur du village, l’église de Saint Franc est un témoin de l’histoire de la commune. Si la première église est mentionnée dès 1142, l’édifice actuel est beaucoup plus récent. Construite entre 1900 et 1902, elle remplace une ancienne église située au hameau du Châtelard, devenue trop vétuste et menaçant de s’effondrer.

La construction de la nouvelle église est le fruit d’un véritable élan collectif. Le projet, lancé en 1896 sous le mandat de M Paul CHARVET, a été rendu possible grâce au soutien de l’État, des Pères de Chartreuse, aux souscriptions des habitants ainsi qu’à plusieurs dons. Dans un souci d’économie et de préservation du patrimoine, une grande partie des matériaux de l’ancienne église a été réemployée pour la construction du nouvel édifice, réalisée par des entreprises locales. Inaugurée le 17 octobre 1902, l’église demeure aujourd’hui un lieu de rassemblement, de mémoire et de patrimoine auquel les habitants sont attachés.


La mairie-école

Construite en 1881, la mairie de Saint-Franc a longtemps rempli une double fonction : elle accueillait à la fois les services municipaux et l’école communale. Comme dans de nombreux villages de l’époque, ce bâtiment était le véritable cœur de la vie locale, où se croisaient les décisions de la commune et le quotidien des écoliers.

Des générations de San Frognots y ont appris à lire, à écrire et à compter avant que l’école ne ferme ses portes. Aujourd’hui, le bâtiment poursuit sa mission de service public en abritant la mairie et demeure un lieu emblématique de la mémoire collective du village.


La Chapelle de Corbeau de Vaulserre

Située au lieu-dit Le Châtelard, la chapelle de Corbeau de Vaulserre est un précieux témoin de l’histoire de Saint Franc. À l’origine, elle constituait la chapelle sud de l’ancienne église communale, édifiée en 1730. Lorsque la nouvelle église fut construite au cœur du village en 1902, cette partie de l’édifice fut conservée afin de préserver un lieu chargé de mémoire.

La chapelle fut aménagée à la demande de Marie François Charles de Corbeau, marquis de Vaulserre, pour perpétuer le souvenir des membres de la famille de Corbeau de Vaulserre, anciens seigneurs de Saint Franc, qui reposaient dans l’ancienne église. Face à son entrée se dressent encore les vestiges d’une croix médiévale datée de 1437, rappelant l’ancienneté de ce lieu de recueillement et son importance dans l’histoire de la commune.


La croix Charvet

Située le long de la route reliant Saint-Béron à Saint-Franc, la Croix Charvet perpétue le souvenir d’un fait tragique de l’histoire de la commune.

Le 27 mars 1865, Marie-Rose Martin, épouse Charvet, disparaît dans des circonstances dramatiques. Elle sera retrouvée malheureusement décédée deux mois plus tard sur la commune de Briord (Ain). Malgré les recherches entreprises, l’auteur de ce crime ne sera jamais identifié.

Profondément marqué par ce drame, Marie François Charles de Corbeau, marquis de Vaulserre, fait ériger cette croix le 27 mars 1866, un an après les faits, afin d’honorer la mémoire de la victime. Aujourd’hui encore, la Croix Charvet demeure un lieu de recueillement et un témoignage de cette page de l’histoire locale.